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Le bonheur des autres

Rivière-au-Renard, 1930. Les deux filles de Salomon O’Brien jalousent leur demi-soeur Mélina pour sa grâce
et sa beauté. Elles rapportent ses moindres faux pas à leur père, qui l’envoie finalement chez un bourgeois de
Montréal afin qu’elle devienne gouvernante. Profondément amoureux d’elle, Antonin réclame sa part d’héritage
et abandonne son métier de pêcheur pour aller la rejoindre. Après une période d’errance, le jeune homme
achète une écurie et oeuvre comme entrepreneur dans le quartier populaire d’Hochelaga.
Mais voilà que Mélina est enceinte. Contre vents et marées, le couple retourne en Gaspésie pour se marier puis
revient dans la métropole où il trime dur : Mélina soigne les chevaux en pension et s’occupe des livreurs, tandis
qu’Antonin s’affaire au creusage de caves. Victime d’une magouille, il finit par décrocher un contrat pour la
construction de toilettes publiques.
Lorsqu'ils déménagent, leur nouveau logis est le théâtre d'affrontements entre deux familles de locataires que
Mélina tente de réconcilier. De plus, l’aguichante Clotilde, ancienne vendeuse de charme, ne laisse pas Antonin
indifférent. Alors que des jours sombres s’annoncent pour lui, Mélina saura-t-elle lui pardonner ses frasques ?

Au palmarès Gaspard du Devoir (week-end 15 et 16 août 2015)

L'épicerie Sansoucy, Le p'tit bonheur

Au milieu des années 1930, dans le quartier ouvrier de Maisonneuve, la pauvreté règne, le chômage est le pain quotidien des miséreux. La famille nombreuse de Théodore Sansoucy s'entasse dans un logement au-dessus de son épicerie-boucherie avec les soeurs de sa femme Émilienne, toutes trois nouvellement installées chez elle.

Irène, l'aînée des enfants Sansoucy, est la vieille fille sage de la maisonnée. Elle essaie de tempérer tout le monde quand les situations s'enveniment, ce qui arrivent souvent puisque affaires et famille font rarement bon ménage. Forte t^te, Léandre travaille au magasin, et la tension monte entre son père et lui. Marcel, étudiant peu talentueux, livre les commandes et tient le rôle de souffre-douleur du commerçant qui se montre parfois plus patron que père. L'intellectuel Édouard, quant à lui, rêve de se marier avec la fille du notaire Crochetière, chez qui il fait son apprentissage de clerc. Il ne s'intéresse nullement aux siens et encore moins à l'épicerie. Simone, la petite "perle" du clan, amoureuse d'un Irlandais au grand dam du paternel, ainsi que l'impénétrable Placide, membre de la congrégation de Sainte-Croix qui aspire à marcher sur les pas du frère André, complètent le portrait de cette famille consacrant ses énergies à satisfaire la clientèle en ces temps difficiles.

La vie de quartier s'anime autour de la petite épicerie. Derrière le comptoir, Sansoucy reçoit des confidences, les dames venant colporter les ragots parfois cocasses du voisinage. Cependant, les commentaires sont bien moins drôles à entendre lorsqu'ils concernent sa vie familiale. Surtout s'il s'agit des frasques de ses enfants...

L'épicerie Sansoucy, Les châteaux de cartes

La Belle au bois dormant est passée au feu. L’année 1936 commence, Léandre se retrouve sans emploi et doit accepter l’offre de son père de retourner à l’épicerie. En attendant le retour de Marcel, en convalescence à cause d’un accident, il livre les « ordres » avec le triporteur. Mais l’idée d’un camion de livraison le tente drôlement…
Fin manipulateur, Léandre accepte le mariage tant souhaité par ses beaux-parents à condition qu’ils lui versent un certain montant en échange. Cependant, Philias Demers, l’ami de son père, veut aussi convoler en justes noces avec Alphonsine, la sœur d’Émilienne, le même jour. Alphonsine se désiste à la dernière minute. Le mariage double avorte.
Marcel est en amour avec Amandine, sauceuse dans le chocolat à la biscuiterie Viau, mais il rencontre de fortes résistances. Simone doit accoucher au presbytère pendant le mariage de son frère. La petite mère souhaiterait séjourner quelque temps chez le curé. Cependant, les mauvaises langues de paroissiennes crient au scandale et elle doit regagner son logis. Par la suite, la maisonnée assistera à un geste malencontreux de Paulette, troublée par la présence du bébé.
Édouard et Colombine reviennent de leur voyage de noces en Angleterre. Avec leur ciné-kodak, ils ont rapporté des films de Londres et de leur traversée sur le Queen Mary. Or la grand-mère de Colombine est une anglaise d’origine juive et l’oncle Romuald, frère de l’épicier, éprouve une grande admiration envers Adrien Arcand, le führer canadien. Il essaie de convaincre Théodore de joindre les rangs des Chemises bleues. Grandement offusquée, Colombine promet de ne plus revenir chez les Sansoucy.
Émilienne s’épuise au travail, elle a besoin de changer d’air. Croyant lui faire plaisir, Sansoucy considère une offre d’achat très alléchante pour son épicerie. Il agit sournoisement sans en parler à sa femme et à son fils Léandre qui aurait aimé acquérir le commerce. Tout le monde s’en mêle, même les trois « matantes » de la maison. Le différend finira-t-il par se résoudre? L’épicier conservera-t-il son magasin?

Résumé du 3e tome

Les ambitieux projets que l’entêté épicier Théodore Sansoucy
caressait ne se sont pas concrétisés comme il l’entendait. Pour
l’instant, dans le petit logement à l’étage supérieur de son magasin,
les choses se compliquent.
Placide habite la résidence familiale malgré les réticences de son
père. Irène, sans emploi, devient postulante chez les soeurs de
La Providence. Héloïse étouffe dans la maisonnée et Colombine est
enceinte malgré sa volonté de ne pas devenir mère. Léandre trempe
dans les loteries illégales pour se faire de l’argent rapidement, au
grand regret de Paulette, la migraineuse en voie d’adopter un enfant.
Simone, pour sa part, désespère de rester encabanée avec son fils de
quatre mois. Heureusement, Marcel fréquente avec bonheur l’apparte -
ment d’Amandine pendant que son héritage fructifie.
Malgré le temps qui passe, l’épicerie Sansoucy demeure le point de
convergence incontournable dans le quartier pour les clients qui font
le plein de denrées tout en colportant les cancans entendus à la
pharmacie Désilets, à la buanderie Lee Sing, à la boulangerie, chez le
barbier et, bien sûr, à la taverne Archambault. Dans cette cacophonie
de ouï-dire et de commérages, chacun se débat contre les difficultés
de sa vie et n’a pas toujours les bons termes pour exprimer ce qu’il
ressent. Les silences sont parfois plus éloquents que les mots…

Richard Gougeon est né à Granby en 1947. Très préoccupé par la qualité de la langue française, pour la beauté des mots et des images qu'ils évoquent. Il a enseigné pendant trente-cinq ans au secondaire. L'auteur se consacre aujourd'hui à l'écriture et est devenu une sorte de marionnettiste, de concepteur et de manipulateur de personnages qui s'animent sur la scène de ses romans.

L'auteur est membre des associations suivantes:

UNEQ (UNION DES ÉCRIVAINES ET DES ÉCRIVAINS QUÉBECOIS)

AAM (ASSOCIATION DES AUTEURS DE LA MONTÉRÉGIE)

                                    SHM (SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE MONTRÉAL)

AHMHM (Atelier d'histoire Mercier-Hochelaga-Maisonneuve)

Note: l'auteur donne des conférences. Pour le joindre:
           gouger@total.net          ou         (450) 469-3494

Nouvelle publication : saga familiale en 3 tomes

1er tome : 19 octobre 2016
2e tome : printemps 2017

3e tome: printemps 2018

L'épicerie Sansoucy

Parution des tomes 2 et 3

Tome 2 : Les châteaux de cartes : 4 mars 2015

Tome 3 : La maison des soupirs : 21 octobre 2015

Entretien avec l'auteur sur L'épicerie Sansoucy

Diffusé sur les ondes de radio Ville-Marie, samedi 20 décembre 2014

www.societehistoriquedemontreal.org/

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